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BIO

Tout simplement baptisé « Jesus Volt », comme s’il marquait un nouveau départ, ce 5ème album a été enregistré, comme son prédécesseur, par Mark Opitz et l’ingénieur du son Peter Deimel (The Kills, Hushpuppies, Deportivo, Deus) au studio BlackBox, à Angers, une sorte de caverne d’Ali Baba regorgeant de matos vintage. Beaux, parfois aériens puis tendus, toujours intenses, les morceaux révèlent un groupe qui sait varier les plaisirs.

Bien entendu « Bullseye », le bien nommé « Party » ou le très classieux « Baby We’re On » captent immédiatement l’attention de l’amateur de swing nonchalant, alors que les relents funk de « Blood On The Dancefloor » deviennent rapidement entêtants. Les guitares sont calibrées, ciblées, le duo basse/batterie groove sans limite, alors que les touches de claviers et d’harmonica sont juste assez présentes et apportent une cohérence encore plus séduisante. C’est sur ce bel ensemble que le chant de Lord Tracy règne en maître, tantôt hargneux, souvent punchy, l’homme arrive même à être presque mélancolique sur « Sons of Rome ». Dans un genre plus direct, « Money Man » et « Burn with me » se chargent de déblayer le terrain pour un « 666 Devil Woman » qui, avec son refrain imparable et son solo cinglant, n’est pas loin d’être le sommet de cette galette décidément chargée de (bonnes) surprises.

Alors c’est sûr Xavier, Jacques, Julien et Olivier ne s’appellent pas Dusty, Billy, Jimmy ou Kenny, et ils sont basés à Paris, France et non pas Texas, pourtant à l’écoute de pièces bluesy à souhait telles « I’m a Jerk » ou « The Chant », on ne peut s’empêcher de penser que ces quatre-là auraient très bien pu naître quelque part dans le Deep South avant de se donner rendez-vous à Crossroads… mais peu importe puisqu'au final ils ont été baptisés par le même flux électrique qui unit les apôtres du gros son. Ainsi soit-il…